Après avoir voisiné avec le récit mythologique (Ulysse, Pénélope), Jean-Claude Gallotta se penche aujourd’hui sur des figures plus proches, plus réelles, celles qui ont fait et font le cinéma, - elles aussi bientôt (ou déjà), mythiques ? - et qui ont joué un rôle important dans la construction de son cheminement artistique.
My Ladies Rock, qui a largement tourné dans sa forme première, est recréé aujourd’hui dans une variante à six interprètes.
Qu’y a-t-il avant un spectacle ? Qu’y avait-il avant Casse-Noisette, ce ballet légendaire créé en 1892 à Saint-Pétersbourg et, depuis, sans cesse représenté sur toutes les scènes du monde ? Jean-Claude Gallotta a voulu imaginer ce moment, sur la musique de Tchaïkovski, ce moment d’avant, où l’oeuvre n’est encore qu’une esquisse, un croquis jeté sur la feuille. Sous le titre Un Casse-Noisette, il lance ses interprètes sur la scène comme une bande venue d’ailleurs, émigrée peut-être d’anciennes pièces du chorégraphe, ce sont des pionniers, rien qu’à les voir surgir des coulisses en vestes noires et culottes blanches.