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Un Casse-Noisette

Création au Manège Maubeuge - Scène Nationale transfrontalière le 20 novembre 2026

Qu’y a-t-il avant un spectacle ? Qu’y avait-il avant Casse-Noisette, ce ballet légendaire créé en 1892 à Saint-Pétersbourg et, depuis, sans cesse représenté sur toutes les scènes du monde ? Jean-Claude Gallotta a voulu imaginer ce moment, sur la musique de Tchaikovski, ce moment d’avant, où l’oeuvre n’est encore qu’une esquisse, un croquis jeté sur la feuille. Sous le titre Un Casse-Noisette, il lance ses interprètes sur la scène comme une bande venue d’ailleurs, émigrée peut-être d’anciennes pièces du chorégraphe, ce sont des pionniers, rien qu’à les voir surgir des coulisses en vestes noires et culottes blanches.
Au commencement, l’espace est donc vide, et mieux que vide, désossé, ouvert sur ses propres murs, avec peut-être quelques accessoires encore, oubliés sur le sol, mais toute entier libéré des vestiges des mille spectacles qui l’ont habité, n’en gardant sûrement que l’écho et la furieuse envie de se repeupler. Puis, danseuses et danseurs viennent en prendre possession. Que sont-ils venus faire ? recommencer. Tout. Réinventer les gestes premiers desquels, plus tard, naitra l’oeuvre achevée. On a eu beau leur dire que ce n’est pas une mince affaire, que ça porte le nom de gageure, ils entreprennent, têtus, d’organiser sur la scène des moments de bonheur, à leur façon, comme des pieds-de-nez à l’époque désabusée, des moments plus gais, plus libres, plus fous, plus candides aussi, plus music-hall, plus Noël pourquoi pas. Bien sûr, le castelet qu’ils installent, avec ses trois lampions, n’est encore que la préfiguration d’un monde, mais il faut bien l’imaginer pour qu’il existe un jour, ce monde, qui existera, c’est sûr, ça se lit dans leurs yeux, leurs joies et leurs mollets. Sur l’écran en noir et blanc, un homme attendrissant s’essaie à la magie. Sur la scène, pendant ce temps, danseuses et danseurs font de même, à bras, jambes et mains nues, sans artifices, ils esquissent le tableau éphémère d’une humanité qui veut encore en elle, dût-elle s’aider du rêve, mais pas trop loin de la réalité toutefois, juste ce qu’il faut pour donner du sens au joli mot d’espérance. C.-H.B.

chorégraphie Jean-Claude Gallotta

assistante à la chorégraphie Mathilde Altaraz

musique Piotr Ilitch Tchaikovsky

dramaturgie Claude-Henri Buffard

avec Axelle André, Naïs Arlaud, Alice Botelho, Ibrahim Guétissi, Fuxi Li, Bernardita Moya Alcalde, Gaetano Vaccaro et Thierry Verger

lumières Manuel Bernard

costumes Jacques Schiotto et Anne Bonora

distribution sous réserve de modifications

en partenariat avec la MC2 : Grenoble
coproduction Le Bateau Feu - Scène Nationale Dunkerque ; Escher Theater, Esch-sur-Alzette (Luxembourg) ; Le Manège Maubeuge - Scène Nationale transfrontalière ; Anthéa, Antipolis Théâtre - Antibes ; Opéra de Limoges ; Maisondelaculture de Bourges, Scène Nationale ; Châteauvallon-Liberté, Scène Nationale Toulon, TAP - Scène nationale de Grand Poitiers
avec le soutien de Saint- Martin-d’Hères en scène Scène Régionale conventionnée

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