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Création le 12 octobre 2007 au Théâtre National de Chaillot
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Le ballet Ulysse que Jean-Claude Gallotta créa en 1981 a étalonné l'évolution du travail du Groupe Émile Dubois de décennie en décennie. 1984, 1993, 2007, 2008... Si à la création, cette pièce écrivait une des premières pages de la nouvelle chorégraphie française, au fil des années elle est à la fois restée la même et devenue inévitablement autre. Question de regard. En un quart de siècle, le monde a tourné dix mille fois sur lui-même, et pas toujours rond, et souvent ivre de ses propres turpitudes. Si bien que les corps, même les plus jeunes, ne se meuvent plus de la même façon, ne peuvent plus articuler les mêmes gestes. De l'innocence a été perdue en chemin, la beauté ne repose plus sur les mêmes canons.
Ce cher Ulysse-là est l'homme-qui-revient-de-loin. Il a changé mais le monde qu'il avait laissé avant de partir a changé plus encore. Si bien que la scène elle aussi s'est altérée et a perdu de sa blancheur d'origine. Les sonorités (de Strigall) aussi sont plus tourmentées. Les mots eux-mêmes portent la trace d'une inquiétude. Il reste que pour Jean-Claude Gallotta ce questionnement n'engendre pas la tristesse ou l'apathie. « Qu'est-ce que ça danse, dans Cher Ulysse ! » note Le Monde. Ça tourne, ça s'envole, ça s'enivre, les danseurs lancés comme des toupies. Sur scène, le chorégraphe lui-même le scande : « la mélancolie ne passera pas ». Car, quoiqu'il arrive, il y a à travailler sans cesse au réenchantement du monde.
Note d'intention
Générique
Journal du dimanche - 7 octobre 2007
Les Echos - 15 octobre 2007
Le monde - 16 octobre 2007
Dauphiné Libéré, Sortir - 17 octobre 2007
Le Figaro Madame - 20 octobre 2007
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