CCNG · L'Equipe
Jean-Claude Gallotta

Venu des Beaux-Arts, Jean-Claude Gallotta expérimentait déjà à Grenoble des spectacles « éclatés », faisant intervenir comédiens, musiciens, danseurs et plasticiens. Après un séjour à New York en 1978, il découvre notamment le travail de Merce Cunningham et sa liberté de construire l’espace, le temps et les mouvements de sa danse.

Au retour, Gallotta – avec Mathilde Altaraz – fonde le Groupe Emile Dubois, qui s’insère en 1981 dans la Maison de la Culture de Grenoble, comme cellule de création chorégraphique. C’est là que va naître Ulysse, ballet ludique qui joue avec les vocabulaires classique et moderne.
Devenu Centre chorégraphique national, le Groupe Emile Dubois reprend Ulysse en 1984, pour le Festival des Jeux Olympiques de Los Angeles, l’American Dance Festival, le Festival de Hollande et le Festival d’Avignon.

Suivent : Les Aventures d’Ivan Vaffan, Les Louves et Pandora.
En 1986, Jean-Claude Gallotta est sollicité pour diriger la Maison de la Culture de Grenoble – rebaptisée « Le Cargo » - devenant ainsi le premier chorégraphe nommé à la tête de ce type d’institution.

En 1987, le ballet Mammame est présenté au Festival International de Nouvelle Danse de Montréal : la presse canadienne (danse et théâtre) lui décerne le prix du Meilleur spectacle étranger de l’année.
En 1989, après une dizaine de collaborations audiovisuelles, notamment avec Claude Mouriéras et Raoul Ruiz, Jean-Claude Gallotta réalise son premier long métrage : Rei Dom – La Légende des Kreuls.
Suivront Docteur Labus et Les Mystères de Subal.

Jean-Claude Gallotta quitte la direction de la Maison de la culture de Grenoble. Il publie son premier ouvrage, Mémoires d’un dictaphone.

Lors de la saison 1991-1992, deux créations chorégraphiques alliant la danse, le texte et la musique voient le jour : La Légende de Roméo et Juliette, créée en novembre 1991 à l’occasion du Festival Olympique des Arts d’Albertville et La Légende de Don Juan, créée en juin 1992 pour l’Exposition Universelle de Séville, en coproduction avec le Festival d’Avignon. Jean-Claude Gallotta tourne son second long-métrage l ’Amour en deux.

En 1993 : publication de Les Yeux qui dansent (entretiens avec Bernard Raffalli).

En juillet de cette même année 1993, Jean-Claude Gallotta recrée Ulysse au Festival de Châteauvallon. Suit une longue tournée internationale.

En 1994 : Prémonitions, nouvelle chorégraphie créée à Grenoble.
En 1995 : Jean-Claude Gallotta, à la demande du Lyon Opéra Ballet, compose La Solitude du danseur, quatre solos sur des musiques d’Erik Satie. Puis, Gallotta est aux côtés de Nicholas Hytner et de Sir Charles Mackerras pour la production de La Petite Renarde rusée, opéra de Leos Janacek, produit par le Théâtre du Châtelet.

Au Festival de Châteauvallon, Jean-Claude Gallotta chorégraphie et interprète en solo Hommage à Pavel Haas.
A Grenoble, il réalise La Tête contre les fleurs, pour la compagnie.
Suivront, en 1996, Rue de Palanka, et en 1997, La Rue (événement pour 3 000 spectateurs) et la création de La Chamoule ou l’Art d’aimer.

Une collaboration soutenue s’est construite avec le Japon, à l’invitation du metteur en scène Tadashi Suzuki : de 1997 à 2000, Jean-Claude Gallotta a conduit le département de la danse du nouvel ensemble culturel Shizuoka Performing Arts Center, formant et dirigeant une compagnie permanente de huit interprètes japonais.
Jean-Claude Gallotta a également mis en scène, en 1998, Le Ventriloque de Jean-Marie Piemme et Le Catalogue de Jean-Bernard Pouy, et écrit Pierre Chatel pour « l’Adieu au siècle ».

Pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Jean-Claude Gallotta a créé Les Variations d’Ulysse, présentées à l’Opéra Bastille en 1995, et reprises en 1998. Il y a également créé Nosferatu en mai 2002 sur une musique de Pascal Dusapin, ballet qui sera repris au printemps 2006 à l’Opéra Bastille.

En 1999, il crée Presque Don Quichotte à l’Hippodrome de Douai, une pièce présentée également à Shizuoka, Japon. En 2000, il crée l’Incessante, solo pour Mathilde Altaraz, au Festival d’Avignon dans le cadre du Vif du sujet. En 2001, il crée Les Larmes de Marco Polo pour la Biennale internationale de Lyon.

En 2002, il crée 99 duos au Théâtre National de Chaillot, premier volet d’une trilogie sur les Gens. En 2003, il prépare Trois générations pour le Festival d’Avignon, finalement annulé. La pièce qui rassemble des enfants, des anciens danseurs et la Compagnie est créée à la Rampe d’Echirolles en mars 2004.

Présentée en mai de la même année au Théâtre National de Chaillot, elle y est reprise en novembre 2005. La même année, il co-réalise avec le metteur en scène Hans-Peter Cloos un spectacle mariant la danse, le théâtre et la musique, Les sept pechés capitaux de Bertolt Brecht et Kurt Weill. Sa dernière pièce, troisième volet de la trilogie, s’intitule Des Gens qui dansent. Elle a été créée en mars 2006 à la MC2 de Grenoble présentée au Théâtre National de Chaillot à l'automne.

 

 
Les cours de danse avec Sophie Gérard, initialement prévu les 12 et 13 mai sont reportés du 15 au 18 juillet.
Audition et atelier : Jean-Claude Gallotta recherche des professionnels et des amateurs
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La lettre d'Emile - mai à juillet 2008 - Edito
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