Une danse. Violente et bourrée d'amour, douloureuse parfois, sex-symboliquement pas très correcte, et qui marche au seul carburant qui vaille : le désir.
Une musique. Originelle, de Gainsbourg, augmentée de clavecins, congas, guitares, trompette, violons et violoncelles, nourrie de Ravel comme de Steve Reich, des Doors comme de Debussy.
Des mots. Du même Gainsbourg. Joueurs, virtuoses, érotisés, voire lubriques, dont chaque syllabe pénètre délicieusement oreilles et sens.
Une voix. Celle de Bashung, chaude, profonde, poignante, voire déchirante, si présente.
Sous la fable de la petite garce Marilou, insaisissable shampouineuse qu'un homme « aveuglé par sa beauté païenne » fera disparaître sous la mousse, la belle histoire d’un compagnonnage et de complicités artistiques, de Bashung avec Gainsbourg, de Gallotta avec Bashung, qui aura résisté aux forces (à la farce) de la mort. En douze tableaux, avec quatorze interprètes, un hommage à la vie flamboyant et noir, tragique et enivrant.
Le Cd de la bande originale du spectacle sort le 7 novembre 2011 chez Barclay