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Création le 17 juin 2008
à la MC2 : Maison de la culture de Grenoble
Aux frottements avec la musique classique, la danse de Jean-Claude Gallotta s'est parfois essayée. On se souvient, en 1995 , au Théâtre du Chatelet, de son travail sur La Petite renarde rusée, l'opéra de Leos Janacek, ainsi que des citations musicales (Beethoven, Schubert, Ravel...) qui ont émaillé ses différentes chorégraphies, notamment la désormais célèbre "chenille schubertienne" qui traverse encore certains de ses spectacles. Délivrée par Merce Cunningham et John Cage de la relation obligée qu'elle entretenait depuis toujours avec la musique, la danse est libre de jouer avec elle, comme elle l'entend, d'inventer avec elle des rapports ludiques, des associations/oppositions de rythmes, des variations à l'infini. Cette Bach danse expérience est alors pour le chorégraphe une manière de rendre hommage à ses "pères". Mirella Giardelli et Jean-Claude Gallotta se retrouvent donc ensemble, pour la première fois, sur une scène, disposés à vivre une expérience nouvelle : la rencontre de la gestuelle contemporaine et de la musique classique. Cette fois-ci : Bach. Mirella Giardelli dit : "on en revient toujours à Bach". Il est le compositeur fondateur, le compagnon de l'Atelier des Musiqiens du Louvre de Grenoble depuis le spectacle L'Enfance de l'art, et synonyme des éternels recommencements. Et sans doute le marier à la danse contemporaine est-ce une manière de grand écart, à trois siècles de distance. Pour cette sorte de défi, selon la formule habituelle de l'Atelier, Mirella Giardelli s'entourera d'une formation d'orchetsre de chambre. Grace à ses différentes configurations de jeu, elle tentera de nouer avec la chorégraphie des entrlacements de figures - solos, duos, trios - afin de jouer avec elle, de "bouger" avec elle, d'inventer avec elle des formes de correspondance ludiques et inventives à partir des Partitas de Bach.
Spectacle-concert organisé autour du plaisir, Bach danse expérience propose à la musique et à la danse un moment de partage, où l'une et l'autre auront à s'écouter mutuellement et à entrecroiser leurs variations dans la simplicité d'une rencontre intime. Entre "délassement des âmes", selon les propres mots du compositeur pour définir la musique, et entrelacement des corps, possible définition de la danse, Mirella Giardelli et Jean-Claude Gallotta cherchent ensemble des sonorités chorégraphiques, des gestes musicaux pour tenter d'établir entre eux quelques nouvelles correspondances.
chorégraphie et mise en scène Jean-Claude Gallotta / assistante à la chorégraphie Mathilde Altaraz / dramaturgie Claude-Henri Buffard / costumes Jacques Schiotto assisté de Marion Mercier / distribution mouvante Mathilde Altaraz, Darrell Davis, Xiména Figueroa, Jean-Claude Gallotta, Benjamin Houal, Thierry Verger, Béatrice Warrand
direction musicale, clavecin et piano Mirella Giardelli / violon solo Amandine Beyer / violons Geneviève Staley-Bois, Laurent Lagresle, Simon Dariel / alto Nadine Davin / violoncelles Pascal Gessi, Claire Giardelli / contrebasse André Fournier / viole de Gambe Christine Plubeau / flûte Amélie Michel
coproduction Centre chorégraphique national de Grenoble et Atelier des Musiciens du Louvre de Grenoble
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