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Gallotta - Centre Chorégraphique National de Grenoble - Groupe Emile Dubois

Accueil Spectacles Saison 2012-2013 Le Sacre du printemps

Le Sacre du printemps

précédé de I - Tumulte, II - Pour Igor

Chaque chorégraphe porte un Sacre en lui. Celui de Jean-Claude Gallotta est gravé au compas sur un pupitre d’écolier. Adolescent, encore étroitement engoncé dans la blouse grise de son triste pensionnat, le futur chorégraphe écoute le professeur de musique parler d’Igor Stravinsky, des Ballets russes, de Nijinski, du « scandale » à la création (au Théâtre des Champs-Élysées, le 29 mai 1913) et entend l’œuvre pour la première fois sur un vieux tourne-disque Teppaz trop sillonné. Assoupi sur son banc en bois, il « s’enrêve » aussitôt, dit-il aujourd’hui. Les images l’emportent. Il s’en souvient encore. Des figures séraphiques, des ombres sensuelles, des corps tourmentés, des éveils interdits, des émois inexpliqués, des palpitations troublantes.

C’est alors qu’il chorégraphiait la dernière séquence de son spectacle précédent, l’Homme à tête de chou, que lui sont revenus ces souvenirs. Par quelle voie secrète ? Par la silhouette de Marilou traversant la scène comme l’Elue de Stravinsky offerte à la mort ? Par la musique de Serge Gainsbourg nourrie, parfois clandestinement, de références classiques ? Par la vitalité des interprètes dont il lui paraissait indispensable de prolonger la flamme ? En guise de réponse, le Sacre s’est alors imposé comme le second volet du diptyque commencé avec l’Homme à tête de chou : mêmes danseurs, même lumière sélénienne, mêmes énergies venues directement de la musique.

En hommage à Tadeusz Kantor, et à sa Classe morte, classe qui est aussi celle de beaucoup d’autres enfances en noir et blanc, celle de Jean Vigo (Zéro de conduite) ou celle de François Truffaut (les 400 coups),la scène est comme passée à l’estompe du souvenir, la musique insolente de Stravinsky et la danse désir des interprètes perçant sous le voile comme des élèves effrontés sous le nuage de craie.
Parce que le Sacre est sans nul doute une des matrices par lesquelles il a trouvé l’élan nécessaire pour inventer son itinéraire chorégraphique, Jean-Claude Gallotta a choisi de travailler sur la première version de l’œuvre, qu’il considère comme une des meilleures, rude, sans affèteries, sans brillance décorative, dirigée et enregistrée par Igor Stravinsky lui-même. Le Sacre est une « cérémonie païenne » selon le compositeur. Pas d’anecdote, pas d’intrigue. Jean-Claude Gallotta ajoute : pas d’Elue, ou du moins pas d’Elue unique, glorifiée puis sacrifiée. Chaque interprète féminine sera « éligible », tour à tour, pour rétorquer à « l’obscur pouvoir discrétionnaire » des dieux et des pouvoirs.
Du rituel, Jean-Claude Gallotta a également retenu le double sens étymologique de « relier » et de « se recueillir ». Il s’agit bien pour lui de se recueillir, comme à genoux, sur les marches de l’autel qui montent et monteront toujours à son adolescence, et de se relier aux maîtres, de Kantor à Fellini, qui l’ont conduit à ne pas l’oublier.

Le Sacre est précédé de deux courts avant-programmes :
I – Tumulte, où le chorégraphe invite danseurs et public à entendre le silence brut de la danse qui précède le déchaînement de la musique.
II – Pour Igor, un solo interprété par Cécile Renard en hommage au compositeur, apostrophé et tutoyé
comme un dieu qu’on n’en fi nit pas de remercier d’avoir cherché sans relâche à instituer par sa musique un ordre entre l’homme et le temps.

chorégraphies Jean-Claude Gallotta / assistante à la chorégraphie Mathilde Altaraz / dramaturgie Claude-Henri Buffard / costumes Jacques Schiotto et Marion Mercier assistée d’Anne Jonathan / musique Igor Stravinsky / version dirigée et enregistrée (1960) par Igor Stravinsky avec le Columbia Symphony Orchestra / paysage sonore (I - Tumulte, II - Pour Igor) Strigall / lumières Dominique Zape assisté de Pierre Escande / décors Jeanne Dard / interprète Pour Igor Cécile Renard / interprètes Tumulte et Le Sacre du printemps Alexane Albert, Agnès Canova, Ximena Figueroa, Ibrahim Guétissi, Mathieu Heyraud, Georgia Ives, Bruno Maréchal, Cécile Renard, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger, Stéphane Vitrano, Béatrice Warrand, Thalia Ziliotis / durée 1h / production Centre chorégraphique national de Grenoble / coproduction Théâtre national de Chaillot – Paris / avec le soutien de la MC2 : Grenoble

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Affiche Le Sacre du printemps

Où et quand ?

Autour du spectacle

Limoges - Opéra-Théâtre

En lien avec les représentations du Sacre du Printemps à l’Opéra de Limoges, une rencontre publique a lieu avec les interprètes du Centre chorégraphique le 29 mai après la représentation.

Bezons - Théâtre Paul Eluard
  • Dans le cadre de la formation PAF second degré, un stage pour enseignants est donné par Georgia Ives les 25 et 26 février autour du Sacre du printemps (sous réserve).
  • Un stage pour amateurs sera proposé le 25 mai par Georgia Ives.
  • Une conférence pour l’université de Cergy Pontoise sur les différentes versions du Sacre du printemps sera donnée par Sylvaine van den Esch le 21 mars.
Compiègne - Espace Jean Legendre

En lien avec la représentation du Sacre du printemps, Yannick Hugron anime un atelier tout public autour de l’univers chorégraphique de Jean-Claude Gallotta le 13 avril.

Chalons-en-Champagne - La Comète

Une rencontre publique a lieu après la représentation du Sacre du printemps, le 11 avril.

Val-de-Reuil

En lien avec la représentation du Sacre du printemps le 22 mars, la compagnie rencontre les élèves du collège Pierre Mendès-France de Val-de-Reuil pour une sensibilisation au spectacle (sous réserve), et Thierry Verger anime le même jour un master classe de trois heures pour des danseurs professionnels et semi professionnels.
Thalia Ziliotis et Stéphane Vitrano donnent deux master class le 23 mars pour une classe d’option danse du lycée de Louviers et un groupe d’élèves du conservatoire et du collège Alphonse Allais.

Le Petit-Quévilly-Mont-Saint-Aignan - Scène nationale

En lien avec les représentations du Sacre du printemps les 14 et 15 mars, Yannick Hugron amine plusieurs stages et ateliers :

  • un stage de six heures le 5 mars pour un groupe d’élèves du Lycée Jeanne d’Arc de Rouen,
  • un atelier de trois heures le 6 mars pour les élèves de seconde option danse du Lycée Flaubert,
  • un atelier académique à destination d’une vingtaine d’enseignants à La Foudre les 9 et 10 mars,.
Lyon - Maison de la danse

En lien avec l’Archipel Gallotta, des rencontres publiques en bord de scène ont lieu après les représentations du Sacre du printemps le 30 janvier et de Daphnis é Chloé le 1er février.
Présentation de la collection vidéo de Jean-Claude Gallotta au Pôle Image de janvier à avril (inauguration le 30 janvier à 18h).

Lyon - Maison de la danse
  • Un atelier découverte pour amateurs est dirigé par un danseur du Centre chorégraphique le 2 février de 14h à 16h.
  • Une carte blanche cinéma est offerte à Jean-Claude Gallotta au cinéma le Comœdia le 2 février.
  • Un bal contemporain mené par Jean-Claude Gallotta et ses danseurs clôture l’Archipel après la représentation de Racheter la mort des gestes le 3 février.
Grenoble - MC2

Répétition publique du Sacre du printemps le 17 janvier en après-midi au studio du Centre chorégraphique à la MC2 pour des groupes constitués.

Albertville - Le Dôme Théâtre

Une classe de lycéens assiste à une répétition publique du Sacre du printemps dans le studio du Centre chorégraphique à la MC2 le 17 janvier à 15h. Cette répétition publique est précédée d’une visite des lieux.

Narbonne - Le Théâtre*

Le 17 octobre, Loriane Wagner anime un mercredi chorégraphique en lien avec le Sacre du printemps présenté la veille. Elle anime cinq ateliers pour des élèves du Lycée Docteur Lacroix en option danse entre le 8 et le 21 octobre.

Perpignan - L’Archipel

Thalia Ziliotis donne un atelier pour amateurs et un atelier scolaire le 15 ou le 19 octobre (à confirmer).
Une rencontre publique aura lieu le 17 octobre après la représentation du Sacre du printemps.

Dijon - Opéra

Deux rencontres avec Jean-Claude Gallotta ont lieu après les représentations du Sacre du printemps : le 9 octobre, avec le public du spectacle ; le 10 octobre, avec un groupe d’étudiants.