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Gallotta - Centre Chorégraphique National de Grenoble - Groupe Emile Dubois

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Jean-Claude Gallotta

Après un séjour à New-York où il découvre notamment le travail de Merce Cunningham et aussi Lucinda Childs, Steve Paxton, Trisha Brown, Stuart Sherman, Yvonne Rainer, Jean-Claude Gallotta – avec Mathilde Altaraz – fonde en 1979 à Grenoble le Groupe Émile Dubois, qui s’insère en 1981 dans la Maison de la Culture de Grenoble, comme cellule de création chorégraphique. C’est là que va naître Ulysse, ballet ludique qui joue avec les vocabulaires classique et moderne.

Devenu Centre chorégraphique national, le Groupe Emile Dubois reprend Ulysse en 1984, pour le Festival des Jeux Olympiques de Los Angeles, l’American Dance Festival, le Festival de Hollande et le Festival d’Avignon.

Suivent : Les Aventures d’Ivan Vaffan, Les Louves et Pandora. En 1986, Jean-Claude Gallotta est sollicité pour diriger la Maison de la Culture de Grenoble – rebaptisée « Le Cargo » - devenant ainsi le premier chorégraphe nommé à la tête de ce type d’institution.

En 1987, le ballet Mammame est présenté au Festival International de Nouvelle Danse de Montréal : la presse canadienne (danse et théâtre) lui décerne le prix du Meilleur spectacle étranger de l’année.En 1989, après une dizaine de collaborations audiovisuelles, notamment avec Claude Mouriéras et Raoul Ruiz, Jean-Claude Gallotta réalise son premier long métrage : Rei Dom – La Légende des Kreuls.Suivront Docteur Labus et Les Mystères de Subal.

Jean-Claude Gallotta quitte la direction de la Maison de la culture de Grenoble. Il publie son premier ouvrage, Mémoires d’un dictaphone.

Lors de la saison 1991-1992, deux créations chorégraphiques alliant la danse, le texte et la musique voient le jour : La Légende de Roméo et Juliette, créée en novembre 1991 à l’occasion du Festival Olympique des Arts d’Albertville et La Légende de Don Juan, créée en juin 1992 pour l’Exposition Universelle de Séville, en coproduction avec le Festival d’Avignon. Jean-Claude Gallotta tourne son second long-métrage l’Amour en deux.

En 1993 : publication de Les Yeux qui dansent (entretiens avec Bernard Raffalli).
En juillet de cette même année 1993, Jean-Claude Gallotta recrée Ulysse au Festival de Châteauvallon. Suit une longue tournée internationale.

En 1994 : Prémonitions, nouvelle chorégraphie créée à Grenoble.En 1995 : Jean-Claude Gallotta, à la demande du Lyon Opéra Ballet, compose La Solitude du danseur, quatre solos sur des musiques d’Erik Satie. Puis, Gallotta est aux côtés de Nicholas Hytner et de Sir Charles Mackerras pour la production de La Petite Renarde rusée, opéra de Leos Janacek, produit par le Théâtre du Châtelet.

Au Festival de Châteauvallon, Jean-Claude Gallotta chorégraphie et interprète en solo Hommage à Pavel Haas.A Grenoble, il réalise La Tête contre les fleurs, pour la compagnie.Suivront, en 1996, Rue de Palanka, et en 1997, La Rue (événement pour 3 000 spectateurs) et la création de La Chamoule ou l’Art d’aimer.

Une collaboration soutenue s’est construite avec le Japon, à l’invitation du metteur en scène Tadashi Suzuki : de 1997 à 2000, Jean-Claude Gallotta a conduit le département de la danse du nouvel ensemble culturel Shizuoka Performing Arts Center, formant et dirigeant une compagnie permanente de huit interprètes japonais.Jean-Claude Gallotta a également mis en scène, en 1998, Le Ventriloque de Jean-Marie Piemme et Le Catalogue de Jean-Bernard Pouy, et écrit Pierre Chatel pour « l’Adieu au siècle ».

Pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Jean-Claude Gallotta a créé Les Variations d’Ulysse, présentées à l’Opéra Bastille en 1995, et reprises en 1998. Il y a également créé Nosferatu en mai 2002 sur une musique de Pascal Dusapin, ballet qui sera repris au printemps 2006 à l’Opéra Bastille.

En 1999, il crée Presque Don Quichotte à l’Hippodrome de Douai, une pièce présentée également à Shizuoka, Japon. En 2000, il crée l’Incessante, solo pour Mathilde Altaraz, au Festival d’Avignon dans le cadre du Vif du sujet. En 2001, il crée Les Larmes de Marco Polo pour la Biennale internationale de Lyon.

En 2002, il crée 99 duos au Théâtre National de Chaillot, premier volet d’une trilogie sur les Gens. En 2003, il prépare Trois générations pour le Festival d’Avignon, finalement annulé. La pièce qui rassemble des enfants, des anciens danseurs et la Compagnie est créée à la Rampe d’Echirolles en mars 2004.

Présentée en mai de la même année au Théâtre National de Chaillot, elle y est reprise en novembre 2005. La même année, il co-réalise avec le metteur en scène Hans-Peter Cloos un spectacle mariant la danse, le théâtre et la musique, Les sept pechés capitaux de Bertolt Brecht et Kurt Weill. En 2006, Il créé Des Gens qui dansent, troisième volet de la trilogie initiée avec 99 duos et Trois Générations et en 2007, il reprend sa pièce phare des années 80 Ulysse sous le titre de Cher Ulysse.

En 2008, Bach danse experience avec Mirella Giardelli et l’Atelier des Musiciens du Louvre ; Armide de Lully avec le chef d’orchestre William Christie et le metteur en scène Robert Carsen au Théâtre des Champs-Elysées à Paris ; Chroniques chorégraphiques - saison 1, sorte de « stage movie » qui lui permet de poursuivre sa recherche poétique sur les genres et les gens.

En 2009, il crée l’Homme à tête de chou, paroles et musiques originales de Serge Gainsbourg dans une version enregistrée pour ce spectacle par Alain Bashung. En avril 2011, il se produit en solo avec Faut qu’je danse !, présenté en prélude de la recréation de son trio Daphnis é Chloé à Grenoble.

En octobre 2011, toujours à Grenoble et avec une pièce pour treize danseurs, il vient « se frotter » à son tour à l’œuvre d’Igor Stravinsky Le Sacre du printemps, qu’il présente, accompagné en première parte de Tumulte et Pour Igor, en avril 2012 au Théâtre national de Chaillot à Paris.

Fin 2012, il présente Racheter la mort des gestes - Chroniques chorégraphiques 1
au Théâtre de la Ville, puis à la MC2 ; début 2013, la recréation d’Ivan Vaffan (pièce de 1984) lui permettra de poursuivre son travail sur le répertoire, en alternance avec ses créations, plaidant ainsi pour une certaine « continuité de l’art », cherchant ainsi patiemment à partager avec le public un même récit, celui d’une histoire et d’un avenir artistique communs.

En octobre 2013, il dirige la chanteuse Olivia Ruiz dans El amor brujo (l’Amour sorcier) de Manuel de Falla, pièce présentée avec l’Histoire du soldat de Stravinsky, un spectacle qu’il co-signe avec le chef d’orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Jacques Osinski.

Lors de la saison 2014-2015, il présente le Sacre et ses révolutions (dont la création de Jonchaies de Xenakis et Six pièces pour orchestre, op.6 de Webern (Hommage à Angela Davis) à la Philharmonie de Paris, et en juin, il crée l’Etranger à partir du roman d’Albert Camus à la MC2 : Grenoble.

Il ouvre la saison 2015-2016 avec My Rock à la MC2 et au Théâtre du Rond-Point à Paris.

Le 31 décembre 2015, Jean-Claude Gallotta quitte la direction du Centre Chorégraphique national de Grenoble.

Aujourd’hui, avec les forces retrouvées de sa Compagnie, qui reprend le nom de ses débuts, - Groupe Émile Dubois - , il poursuit sa route. Associé au Théâtre du Rond Point ainsi qu’ à la MC2 : Grenoble, et hébergé dans ses murs, il met en place de nouvelles formes de travail pour continuer à explorer le champ chorégraphique.
En 2016, il crée une comédie musicale avec Olivia Ruiz, Volver, à la Biennale de la danse de Lyon et présentée au Théâtre national de Chaillot.

Ulysse - 1984
Ulysse - 1984
Les Aventures d’Ivan Vaffan - 1984
Les Louves et Pandora - 1986
Les Larmes de Marco Polo - 2000
Des Gens qui dansent - 2006
Daphnis é Chloé - 1982
Mouvement - 1980
Solo d’Yves P. (acte IV) - 1983